lundi 23 février 2015

Tarins de Lawrence et tarins mineurs à dos vert

Tarins de Lawrence, Carduelis lawrencei 

Lors de mon séjour à Zwolle, j'ai pu voir (et admirer) quelques tarins de Lawrence mâles. Forcément, je demande le tarif... grosse surprise!!! Par défaut de femelle, la dizaine de tarins de Lawrence mâles était proposée à 250e l'unité B2014 soit 10x moins chers que l'année de leurs importations.

Tarins mineurs à dos vert, Carduelis psaltria hesperophila

Et juste à côté, des tarins mineurs à dos verts mâles sont proposés toujours à 125e par défaut de femelle. Malheureusement, je n'avais pas mon appareil photo sur moi donc j'ai dû me résoudre à prendre ces deux petites vidéos sommaires. On s'attend toujours à une baisse des prix des couples dans les années à venir... le rêve de certains d'entre vous devient accessible!

Vidéo et texte : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

samedi 14 février 2015

Jeunes fringillidés au nid

Ces quelques photos présentent des jeunes tarins exotiques et serins des Canaries actuellement en élevage. L'élevage des tarins touche à sa fin mais quelques très belles nichées sont encore en cours.

GENRE CARDUELIS
Un tout petit nid comportant deux jeunes tarins de Magellan en mutation topaze.

Ce nid, un peu plus fourni, compte 3 jeunes tarins de Magellan. Deux d'entre eux combinent les mutations topaze et dilué, celui du dessous présente uniquement la mutation topaze mais cette caractéristique n'est pas visible sur cette photo. À cet âge, on différencie aisément les deux formes par la couleur des ailes. Quelques jours plus tôt, les sujets sont encore semblables.

Une nichée comptant quatre jeunes tarins à ventre jaune. L'espèce a bien reproduit cette saison et nous comptons une bonne vingtaine de sujets dans cette variété. Les plus âgés ont presque entièrement mué!

GENRE SERINUS
À trop élever les même espèces nous finissons parfois par nous ennuyer. C'est pourquoi, année après année, nous tentons quelques nouveautés dans l'élevage. Du sizerin à la linotte, du bouvreuil au chardonneret ou encore des hybrides les plus variés, nombre d'espèces sont déjà passées entre nos mains. Cette saison, nous avons tenter l'élevage du serin des Canaries (Serinus canaria) de forme sauvage et le moins que l'on puisse dire, est que nous avons eu du succès!

Nous avons acquis 9 serins des Canaries le 1er novembre 2014 auprès d'un éleveur qui n'avait pas eu de réussite avec cette espèce. Selon lui, il s'agissait de 2 couples reproducteurs ainsi que de 5 jeunes. Les oiseaux paraissaient sains, nous n'avons donc pas perdu de temps pour les mettre en cageot. Une fois à l'élevage, nous avons remarqué une supercherie : 7 oiseaux marqués en 2013, 2 seuls en 2014. Il était dès lors clair que l'éleveur n'a pas eu le nombre de jeunes indiqués et que nous devrions aviser pour la composition des futurs couples.

Il fallait procéder au sexage des spécimens et il s'est avéré que nous détenions 6 mâles et 3 femelles. Dès lors, nous avons décidé de sélectionner 3 couples de serins adultes (2013) et de nous séparer des 2 jeunes mâles ainsi que d'un adulte. Après une période de quarantaine, les serins des Canaries ont alors été logés dans une volière abritée de L300xP150xH350cm en compagnie de quelques tarins mâles et d'un couple de chardonnerets sibériens. Ils ont été nourris avec un mélange de semences pour tarins exotiques.

 
Vers le 10 janvier, ne tenant plus en place, les couples ont été placés en petites volières de reproduction chauffées de L80xP100xH200cm. Toujours nourris avec le mélange de semences dédié aux tarins, il reçoivent en plus de la graine germée et de la pâtée pour fringillidés. En moins de douze jours, le premier couple pond suivi de près par les deux autres. Chaque femelle pond 5 œufs, systématiquement tous fécondés. Lors du mirage, une mauvaise manipulation coûtera un œuf. La première couvée aura donc donné naissance à 14 jeunes serins des Canaries. Il grandissent à vue d’œil et ne semblent souffrir d'aucun problème. Après discussion, nous tenterons donc une deuxième couvée dans cette espèce avant de nous arrêter pour cette saison. L'avenir nous dira si nous garderons des serins de Canaries au sein de l'élevage ou si ils étaient juste de passage.
Photo et élevage : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

vendredi 13 février 2015

Tarins barbus (40 jours)

Les jeunes tarins barbus présentés il y a une dizaine de jours sont maintenant âgés de 40 jours. Les corps s'élancent de plus en plus, les attitudes changent. On a maintenant affaire à de jeunes oiseaux autonomes qui commencent à avoir des attitudes de spécimens adultes... un âge pas si ingrat que ça pour cette variété.




Photos et élevage : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

mardi 10 février 2015

Tarins tristes

Photographie représentant un couple de tarins tristes (Carduelis tristis) vu à Reggio Emilia le 21 novembre 2014.

Peut on acheter de tels oiseaux?
Les couleurs flashent, les oiseaux ont une belle qualité de plume. On pourrait vite être tenté de mettre ces oiseaux dans le cageot de transport. Mais que sait on de cette espèce? Le tarin triste subit deux mues par an. La première, dite estivale, débute en février/mars. Pendant cette mue, il acquiert ses couleurs flamboyantes, son bec devient orangé. La seconde mue, dite hivernale, intervient après la période de reproduction en septembre/octobre où son plumage redevient plus fade et le bec redevient plus sombre. Or, les tarins tristes proposés à la vente au mois de novembre présentent la livrée des mois d'été... et c'est là qu'est le danger! Ces oiseaux ont certainement été gardé en pièce d'élevage intérieure sous un éclairage artificiel mal réglé. De ce fait, il y a fort à parier qu'ils ne reproduiront pas lors de la saison à venir! C'est clairement un mauvais choix que d'acquérir de tels spécimens. Choisissez des tarins tristes ayant la livrée correspondant à la saison, il deviendront tout aussi beaux et agrandiront certainement votre élevage de quelques descendants.

Photo et texte : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

Sizerin cabaret cobalt

Photographie représentant un sizerin cabaret (Carduelis flammea cabaret) de sexe mâle en mutation cobalt.

Photo et élevage : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

samedi 7 février 2015

Dimorphisme sexuel chez le sizerin en mutation brun-cobalt

 Sizerin flammé mâle brun-cobalt
L'oiseau est filiforme, les traits sont plus anguleux, le bec est assez puissant pour l'espèce, les yeux sont en forme d'amande, la phaeomélanine n'est pas à son expression maximale.

Sizerin flammé femelle brun-cobalt 
L'oiseau a une belle forme arrondie typique d'un sujet femelle, le bec est assez petit, les yeux sont ronds, la phaeomélanine est très marquée.

Plusieurs indices permettent de définir le sexe d'un sizerin en mutation brun-cobalt : forme du corps, taille du bec, dimension du crâne... mais vu le nombre de sous-espèces et les différences morphologiques entre chaque lignée, la façon la plus sûre de procéder au sexage d'un sizerin brun-cobalt est de vérifier la couleur de la zone péri-anale (le bas ventre). En effet, on remarque que cette zone est claire chez le mâle tandis qu'elle est plus marquée en phaeomélanine (brun) chez la femelle. Une image valant mille mots, l'illustration est ci-dessous!

Mâle à gauche, femelle à droite

Photo et texte : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

mercredi 4 février 2015

Tarins exotiques et canari sauvage

 Sans doute le plus spectaculaire tarin barbu que nous ayons jamais élevé. Tant par sa taille que par ses dessins ou par sa couleur, ce spécimen est exceptionnel. Sa descendance n'est cependant pas encore très nombreuse. Pour la saison 2015, il a eu 3 jeunes qui s'annoncent très prometteurs. Les photos ci-dessous :

Deux toutes jeunes femelles tarins barbus issues du mâle présenté ci-dessus. On remarque tout de suite la puissance de ces oiseaux : les têtes sont très fortes, les cous sont larges, les poitrines sont bien remplies! La mélanine est également bien présente, on note que la mandibule supérieure du bec est sombre, signe d'une appartenance à une lignée d'exception.

 Un peu moins puissant que ses sœurs, comme souvent dans cette espèce, ce mâle âgé de 30 jours montre déjà un début de barbe que même certains adultes n'ont pas. La luminosité est également au rendez vous. Il faut laisser la mue faire son travail maintenant pour peut-être nous dévoiler un futur grand champion.

 Encore une nichée de tarins de Magellan topaze âgés de quelques jours seulement vient s'ajouter à la collection déjà très intéressante dans cette variété. La différence avec un spécimen classique (porteur) est flagrante. Vous noterez que je laisse un œuf en plastique dans le nid pour éviter que la femelle n'écrase sa descendance.

Pendant ce temps, ce grand frère né en octobre 2014 passe paisiblement sa mue dans une volière avec quelques uns de ses semblables. Le dessin du masque, un des points les plus importants lorsqu'on sélectionne un tarin de Magellan, s'annonce déjà correct. Chez cette espèce, on recherche des masques très nets, courts, de forme arrondie et sans bavure.

Un mâle serin des Canaries de forme sauvage actuellement en reproduction. Nous ne connaissons pas l'espèce plus que ça car c'est la première année que nous la testons mais elle s'annonce déjà très facile à reproduire. Les serins des Canaries sont nourris avec le même mélange de semences que les tarins exotiques.

Photos, texte et élevage : Hoy Jonathan (+33) 0679202578