samedi 16 juin 2018

Fichier National : beaucoup de pleurs pour pas grand chose!


Officiellement, le fichier national d'identification de la faune sauvage captive a ouvert ses portes hier. En l'état, et comme on pouvait s'y attendre, l'inscription n'est pas encore possible. Bah oui, on est en France et on piétine sur la période de gratuité des usagers, quoi de plus normal?!

On peut donc lire sur le site que l'option sera prochainement disponible... la bonne blague! Il n'ont pas osé "Obligation bientôt disponible" car c'est bien d'une obligation décrétée par notre ancien premier ministre pendant son mandat, je nomme Mr Bernard Cazeneuve.

Que stipule ce nouveau décret? Plein de chose plutôt cohérentes en fait et évidemment quelques unes plus fâchantes.

Les points positifs* :
Pour les oiseaux des annexes A à D et pour les indigènes UNIQUEMENT!
- Déclaration au fichier national sous 8 jours après marquage et tout changement de situation (perte, cession, vol, mort...)
- Obligation de marquage avec bagues agréées
- Déclaration de marquage CERFA 12446*01
- Annonce vente avec numéro identifiant de chaque animal
- Attestation de cession CERFA 14367*01
- Délivrance d'un document d'information propre à l'espèce
- Vérification des informations du nouveau propriétaire
*Par positif, j'entends que le trafic d'oiseaux va être plus compliqué et ça, on ne peut que s'en féliciter!

Les points négatifs :
- Comme l'indique le décret, la gestion du fichier national a été confiée à une entreprise privée qui n'est pas (mais alors pas du tout) philanthrope. Lorsqu'on se renseigne un peu sur cette société, on se rend compte que son gérant est déjà le PDG du Fichier National pour Carnivores Domestiques et qu'il se remplit bien les poches avec cette société. De plus il est mandataire (gérant/co-gérant) dans pas moins de 21 entreprises, essentiellement des Sociétés Civiles Immobilières. Ha oui, il est vétérinaire aussi... sinon ça n'aurait pas de sens. Bref, un mec d'affaire qui met son nez dans les affaires de petits éleveurs* d'oiseaux ça fait forcément grincer les dents!
- Le tarif varie entre 7,50e et 3,50e par oiseau selon le mode d'enregistrement et le nombre d'oiseaux à déclarer. Car oui, il va bien falloir payer maintenant.
- Une période de gratuité est mise en place àpd 15 juin 2018 et ce jusqu'au 10 août mais la rubrique correspondante ne fonctionne pas à ce jour.
- Ça fait beaucoup de paperasse!
- Tout manquement à l'une des obligations entraine une amende de 5ème classe (1500e ou 3000e en cas de récidive)
*Sont considérés comme éleveurs toutes personnes détenant 1 oiseau d'espèce non domestique.


Ce qu'en pensent les passionnés!
On entend ici et là nombre d'éleveurs ne souhaitant pas se soumettre ou tout simplement désireux d'arrêter d'entretenir des oiseaux avec des règles aussi absurdes. Payer pour du privé? JAMAIS!

Et notre position par rapport à tout ça?
Bah, on ne va tout de même pas arrêter une passion aussi prenante sous prétexte qu'on nous emmerde un peu. On ne jouera également pas la carte du pas vu, pas pris. Beaucoup trop risqué dans le contexte actuel et complètement en désaccord avec notre philosophie. À la publication au JO du nouvel arrêté, nous aurons un an pour nous mettre en conformité. Ma foi, quand il faudra payer 5e pour enregistrer un oiseau, alors nous paierons et nous valoriserons cet acte à notre tour lors de nos prochaines cessions. Ça ne rendra pas le monde plus ou moins riche (juste un clan, comme d'habitude) et ça renforcera sans doute les fédérations ornithologiques agréées. 

Notre conseil
Dorénavant, gardez toutes vos factures. Soyez en mesure de prouver que vous êtes de bons éleveurs en déficit pour alimenter une passion qui est plus forte que leurs conneries!

vendredi 13 avril 2018

Tarin rouge femelle diluée

Photographie représentant une femelle tarin rouge (Carduelis cucullata) en mutation diluée simple facteur. La mutation diluée a une hérédité dominante, un seul spécimen suffit à obtenir des jeunes mutants dans les deux sexes dès la première année.

Photo et élevage : Hoy Jonathan / (+33) 06879202578

Chardonneret espagnol en mutation agate

Photographie représentant un chardonneret espagnol mâle (Carduelis carduelis parva) en mutation agate. Actuellement en reproduction avec une femelle de la même variété. Cette variété est domestique et, afin de ne pas amener trop de phaeomélanine (brun) dans la descendance,  il est conseillé de privilégier les accouplements agate x agate. Nul besoin donc de s'encombrer avec des spécimens protégés en phénotype sauvage.

Élevage : Hoy Denis

Hybride F1 serin cini x serin des Canaries

Hybride F1 mâle issu du croisement entre un serin cini (Serinus serinus) et un serin des Canaries (Serinus canaria).  La détention de cet hybride nécessite l'obtention d'un Certificat de Capacité.

Élevage : Hoy Denis

mardi 27 février 2018

Mâle tarin de Yarrell

Mâle tarin de Yarrell (Carduelis yarrellii) actuellement en reproduction.


Photo et élevage : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

jeudi 22 février 2018

La coccidiose chez les fringillidés

Les coccidioses sont des parasitoses fréquentes et cosmopolites causées par des coccidies, organismes unicellulaires de l'embranchement des Sporozoaires qui, au moins à un stade de leur développement, se développent dans l'intestin de vertébrés comme d'invertébrés. En pathologie, le terme coccidiose est un terme générique qui s'applique aux infections digestives, à transmission oro-fécale, provoquant des diarrhées aqueuse parfois sévères avec déshydratation, et non aux infections tissulaires (toxoplasmose par ex.) qui sont appelées par leurs propres noms. De nombreuses espèces animales peuvent être touchées avec une forte proportion d'oiseaux. Au niveau mondial, les dégâts économiques que cause cette infection sont très importants.

Une coccidie isolée vue au microscope avec un agrandissement x40
Les coccidies sont retrouvées en nombre restreints chez la grande majorité des fringillidés. Elles sont facilement identifiables : une enveloppe et un noyau. La forme est généralement ovoïde.

Sur cette vue, quatre coccidies sont regroupées
À ce stade, pas encore de grande inquiétude. Un traitement préventif contre la coccidiose est toutefois préconisé pour éviter que la situation se complique.

Sur cette vue, près de 30 coccidies sont regroupées
Désormais, l'infection est sérieuse et on peut parler de coccidiose avérée. Un traitement curatif contre la coccidiose est indispensable et la casse semble inévitable pour les sujets les plus atteints.

Photos et texte : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578