jeudi 12 mars 2020

L’hybridation

L‘HYBRIDATION

L‘hybridation et les hybrides : En génétique, un hybride est un organisme issu du croisement de deux individus de deux variétés, sous-espèces (croisement intraspécifique), espèces (croisement interspécifique) ou genres (croisement intergénérique) différents. L'hybride présente un mélange des caractéristiques génétiques des deux parents.

Etymologie : Le mot « hybride » vient du latin « ibrida » qui désignait le produit du sanglier et de la truie, et plus généralement tout individu de sang mêlé. L'orthographe a été modifiée par rapprochement avec le mot grec « hybris » faisant référence à la violence démesurée qui peut évoquer la notion de viol, union contre nature. Aujourd‘hui encore, de nombreuses personnes trouvent cette pratique contre nature.

Reproduction des hybrides : Les hybrides peuvent être fertiles ou stériles suivant la différence, surtout structurelle, entre les génomes des deux parents. Les hybrides intraspécifiques seront généralement tout à fait fertiles, tandis que les hybrides interspécifiques ou intergénériques seront généralement peu fertiles voire stériles du fait que structurellement les chromosomes ont des difficultés d'appariement (phénomène d'asyndèse) lors de la méïose. Ils ne sont en effet fertiles que si leurs parents ont le même type et le même nombre de chromosomes.

Rétrocroisement : Le rétrocroisement sert à transférer un ou quelques gènes désirables d'un parent donneur à un parent récepteur par ailleurs acceptable. Il nécessite un croisement répété de nouveaux hybrides au parent récurrent et la sélection du gène désiré du parent donneur (par exemple : le canari rouge ou le tarin barbu brun).

Synonymes : métissage, métis, mulet, bâtard, croisement, croisé, mixte…

Erreurs couramment rencontrées : Considérer un métis comme un „hybride“ fécond et un mulet comme un „hybride“ stérile est une des erreurs les souvent observées. Tous ces noms sont des synonymes d‘hybrides et ne permettent en aucun cas de définir leur taux de fertilité.

Le plan : Comme pour toute reproduction, avant de créer un hybride, il faut avoir un plan. À quoi bon d’ailleurs se lancer dans telle aventure sans plan ? On peut donc être motivé par plusieurs choses dans cette quête, mais il convient de se poser la question au préalable.

Les 3 raisons de créer un hybride :

1)     Créer un oiseau unique, souvent stérile, pour le plaisir des yeux.

F1 Chardonneret Eumo x Canari Eumo 

Exemples :
-        Chardonneret agate-opale x canari agate-opale.
-        Tarin rouge x bouvreuil.
-        Chardonneret satiné x verdier satiné.

Les avantages :
-        Oiseaux génétiquement éloignés et donc généralement stériles qui ne pollueront pas les lignées existantes.
-        Pourront jouer lors de grandes expositions.
-        Une éventuelle perte n’influerait pas le futur de l’élevage.

Les inconvénients :
-        Il serait dommage d’utiliser des espèces vraiment rares en élevage.
-        Beaucoup de ces hybrides ont déjà été créés, à qui voudrait tout de même se lancer un défi, je proposerais tarin rouge x bouvreuil. J‘imagine le régal visuel.
-        Oiseaux pouvant être soumis à protection.
-        Les femelles ne sont pas recherchées.

Conclusion : Ce plan permet de se sentir Créateur d‘un animal n’étant pas censé exister. C‘est sans doute la motivation première qui a permis de développer la reproduction hybride par le passé. L‘hybride de référence dans ce domaine est le mulet de chardonneret x canari. La robustesse et la puissance d‘un canari combinées aux dessins et au chant du chardonneret, quel doux rêve que nous caressions là !


2)     Vérifier une concordance entre les appellations d’une mutation.

Tarin rouge Pastel auparavant appelé Agate

Exemples :
-        Tarin rouge agate x canari agate = uniquement les femelles mutées.
-        Sizerin agate x canari pastel = 100% de jeunes mutés.
-        Tarin rouge agate x sizerin agate = 100% de jeunes mutés.

Les avantages :
-        Permet de définir une nomenclature unique entre les différentes espèces de Fringillidés.
-        Augmente le savoir et la compréhension des expressions des mutations chez les différentes espèces.

Les inconvénients :
-        L’espèce de référence étant le canari, les autres fringillidés sont relégués à un rang inférieur.

Conclusion : Cette approche a permis de comprendre que certaines appellations étaient erronées, depuis lors tarins et sizerins anciennement appelés agate ont vu leur dénomination changer pour pastel ! Un enfer pour certains anciens ; une uniformité qui permet de clarifier beaucoup de chose et de rendre la compréhension plus facile pour les nouveaux éleveurs. Ainsi, l’espèce référente étant le canari domestique, accoupler un tarin des aulnes brun-pastel avec un canari de la même couleur vous donnera l‘assurance de voir naître une progéniture au phénotype des parents.


3)     Procéder à un transfert de gènes.

Tarin barbu Brun obtenu par transfert de mutation

Exemples :
-        Création du canari Jaspe.
-        Création du tarin rouge Topaze.
-        Création du verdier de Chine Agate.

Les avantages :
-        Permet d‘obtenir de nouvelles mutations chez des espèces qui en étaient au préalable dépourvues.
-        Augmente le savoir et la compréhension des expressions des mutations chez les différentes espèces.

Les inconvénients :
-        Transfert de gènes indésirables.
-        Nécessite un grand nombre de sujets purs de la meilleure qualité.
-        Création d‘un grand nombre de sujets génétiquement pollués.

Conclusion : Sans doute le point le plus intéressant, cette approche permet d‘obtenir de nouvelles mutations chez des espèces qui en sont au préalable dépourvues. Réussir cette entreprise est un art qui nécessite connaissance, attention et exigences pointues. Inutile de vouloir commencer cette entreprise avec des oiseaux bas de gamme ; pour se faire, les meilleurs doivent être  sélectionnés dès le départ. C‘est un sacrifice qui s‘apparente à un pari dans l‘avenir. Statistiquement parlant, il faudra atteindre le R7 (99,6% de chance) pour pouvoir prétendre détenir un sujet pur. Sachant que si je décide de sélectionner une mutation dominante, il restera toujours un chromosome de la forme de départ. Pour une mutation récessive, se seront deux chromosomes de l’espèce originelle qui s’afficheront chez les sujets mutés. Seul alors le crossing-over peut permettre de transférer le gène muté à la nouvelle espèce et faire ainsi disparaître les chromosomes non désirés. Il convient de garder à l‘esprit que même si le sujet ressemble fortement à la forme originelle, elle n‘aura théoriquement que ce nombre de chromosomes.

Pur = 80 chromosomes
F1 = 40 chromosomes de la forme originelle
R1 = 60 chromosomes de forme originelle
R2 = 70 chromosomes de forme originelle
R3 = 75 chromosomes de forme originelle
R4 = 77 chromosomes de forme originelle
R5 = 78 chromosomes de forme originelle (récessif)
R6 = 79 chromosomes de forme originelle (dominant)


jeudi 6 février 2020

La combinaison Topazino

 
Tarin de Magellan juvénile Topazino

Les mutations Topaze et Albinos s’expriment entre elles comme si il s‘agissait d‘une seule mutation. Vous en doutez? Attendez un instant, je vais tenter de vous expliquer en quoi cette affirmation n’est pas si farfelue ainsi que les conséquences qu’il en résulte.

Les mutations appelées Topaze et Albinos sont toutes deux récessives par rapport à la forme ancestrale. Mais qu’en est t-il lorsqu’elles sont accouplées entre elles? Obtenons nous des sujets classiques porteurs de topaze et d’albinos? Et bien non, pas du tout! Nous obtenons 100% de sujets au phénotype intermédiaire.


Supposons que, sur une échelle de 0 a 10, un sujet en phénotype sauvage exprime un degré de mélanine de 10 tandis qu‘un albinos en exprime 0. Sur cette échelle, nous pourrions être amener à situer un Topaze aux alentours de 6. Ce n‘est pas très important en soit, il convient juste de bien comprendre que la forme ancestrale et l’albinisme se situent aux deux extrêmes tandis que le Topaze se place à un degré intermédiaire. La combinaison du Topaze et l’Albinos qui est traditionnellement appelée Topazino se situerait alors aux alentours de 3 ((Albinos 0 + Topaze 6) / 2 = 3)). Vous pouvez vous référer au tableau 1 pour avoir un aperçu de l’idée.


Comment ces deux mutations peuvent elles se combiner? Tout simplement car les deux mutations sont situées sur les mêmes allèles et qu‘elles se comportent entres elles en co-dominance (Voir tableau 2). La co-dominance implique que les deux mutations vont s’exprimer et donnent donc un aspect modifié intermédiaire entre les deux formes.

Crossing-over : les mutations étant situés sur les mêmes allèles, il semble impossible qu’un crossing-over se crée. En effet, plus la distance entre les allèles est importante, plus les chances de voir apparaître un crossing-over augmentent. Dans cette configuration, ce n’est pas le cas.

Les résultats d’accouplements :
Topaze x Albino (ou inversement) = 100% Topazino
Topazino x Topazino = 50% Topazino - 25% Topaze - 25% Albinos
Topazino x Albinos (ou inversement) = 50% Topazino - 50% Albinos
Topazino x Topaze (ou inversement) = 50% Topazino - 50% Topaze

Accouplements à éviter :
Topazino x classique (ou inversement)
Topazino x classique porteur albinos ou topaze


Tarin de Magellan juvénile Topazino

Les différents types de sélection :
- le Topaze : le corps doit être le plus jaune et lumineux possible tandis que le capuchon, les ailes et la queue doivent avoir le maximum de mélanine. Le contraste est alors maximal, l’oiseau est très attirant.
- l’Albinos : cette mutation est caractérisée par l’absence complète de mélanine, l’effet visuel est un oiseau jaune au yeux rouges pour les tarins de Magellan ou rouges aux yeux rouges pour les tarins rouges. Cette mutation se voit souvent affublée de noms farfelus tels que Lutino, Rubino ou que sais je encore.
- le Topazino : ce phénotype est intermédiaire au Topaze et à l’Albinos, il en résulte un oiseau aux mélanines fortement diluées mais pas absente et ayant un fond d’œil rouge.

Les photos sont de mon ami Michel Cardellino que je remercie au passage pour son partage! Cet oiseau a été obtenu en accouplant un Topaze x un porteur albinos.

mercredi 22 janvier 2020

Accouplements mutants x ?

Tarins de Magellan (de haut en en bas) : Dilué SF, Citrine-topaze, Brun-citrine

QUESTION DU JOUR
Avec un mutant, doit on accoupler un classique, un porteur ou un autre mutant?
Je lis souvent ici et là que les accouplements mutants x porteurs sont a privilégier et à défaut qu‘il faut créer ses propres porteurs... ça me brûle les yeux. Explications!

L‘accouplement mutant x classique doit être réalisé dans un but précis, et des buts il peut y en avoir plusieurs dont :
- éviter la consanguinité par exemple, en effet il peut être compliqué de trouver des sujets mutés autour de chez soi et nous proscrirons coûte que coûte les reproductions consanguines.
- récupérer une qualité d‘un classique qui n‘est pas présente dans la lignée mutante en question est une autre raison pour réaliser cet accouplement. L‘accouplement d‘un mutant avec un classique ne devrait donc être réalisé que si ce dernier présente de grandes qualités.
- éliminer des gènes d‘une autre espèce dans le cas d‘un transfert de mutation, en effet en accouplant R3 x R3 par exemple, il est tout à fait possible de fixer durablement des gènes que l‘on voulait éliminer et ainsi de contribuer encore plus à la perte des patrimoines génétiques. Dans ce cas précis, on reviendra sur des phénotypes sauvages jusqu‘au R8 pour s‘offrir un maximum de chances de réussite, soit 9 années de travail. Ceci dit, tenter un transfert de mutation implique la création d‘un grand nombre d‘oiseaux génétiquement impurs ; si ces oiseaux ne sont pas écartés des lignées, ils pollueront inexorablement les souches. L‘argent étant roi dans ce monde, je vous laisse imaginer!
- les cas particuliers avec les mutations à hérédité dominante pour lesquelles les doubles facteurs présenteraient un caractère létal ou extrêmement handicapant. Exemple : Silice x Silice = mortalité/cécité des DF.
- les cas particuliers avec les albinos qui sont des mutations extrêmes sans mélanine ayant de ce fait une visibilité réduite devraient être accouplées avec des porteurs sans quoi les chances de réussite de reproduction sont compromises.
- pas le choix, ben oui parfois on n‘a juste pas le choix. Un superbe sujet mutant, pas de partenaire? Ben, on peut faire des porteurs, c‘est déjà ça de pris.

En ce qui concerne de faire un choix entre un porteur et un mutant, rien ne les différencie réellement en terme de transmission de gène. Le sujet porteur est hétérozygote et transmettra son gène muté une fois sur deux, exactement le même gène qu‘un sujet mutant et homozygote transmettrait à tous les coups. En vérité, les deux sujets sont mutés mais sur l‘un on le voit dans le phénotype, et sur l‘autre on ne le remarque pas.

Un dernier point, pour rappel avec tant d‘autres espèces, l‘accouplement d’un sujet impur avec un classique va inexorablement polluer le génotype et il n‘est pas impossible de faire le pas de trop et ainsi de perdre ce patrimoine. Nous devons nous en tenir à une ligne de conduite qui consiste à élever des lignées distinctes entre mutants et classiques pour préserver les espèces originelles.

En conclusion, soit on a une vraie raison de changer de routine, soit on accouple mutant x mutant.

Photo : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

samedi 18 janvier 2020

F1 Roselin du Mexique x Canari

Cet hybride ressemble fortement a l’espèce pure, prêtez y attention!

Detention : OPP / (+33) 0679202578

vendredi 17 janvier 2020

Les transferts de mutations

Tarin de Magellan albinos, mutation apparue dans cette espèce

Pour rappel : chez les tarins, les mutations ont toutes trouvé leur origine dans l’une ou l’autre des espèces et ont ensuite été obtenues dans d’autres espèces par transfert. Certaines formes ne sont pas des mutations mais des combinaisons de mutations (isabelle, phaeo...), certaines dénominations changent selon les transferts (dilué = jaspe), certaines couleurs ne se marient pas forcément bien avec toutes les espèces (tarin noir dilué par ex) et enfin, certains phénotypes ne sont pas forcément des mutations mais plus souvent des aberrations (phénotype ivoire, panaché tout particulièrement).

Voici une liste non exhaustive de mutations, leur hérédité, l’espèce chez laquelle elle sont initialement apparues et les espèces chez lesquelles elle ont été transférées :

Tarin barbu Dilué SF, mutation obtenue par transfert

- Dilué, hérédité dominante autosomique, existe en simple et double facteur. Anciennement appelée Pastel dominant. Apparu chez le tarin des aulnes / Transférée chez tarin rouge, tarin de Magellan, tarin à poitrine noire, tarin noir, tarin de Yarrell, tarin triste, tarin barbu, tarin à ventre jaune

Tarin barbu Brun, mutation obtenue par transfert

- Brun, hérédité récessive liée au sexe (Z). Apparu chez le tarin des aulnes / Transférée chez tarin rouge, tarin de Magellan, tarin à poitrine noire, tarin noir, tarin de Yarrell, tarin barbu, tarin à ventre jaune

- Agate, hérédité récessive liée au sexe (Z). Mutation très rare, semble être présente dans un seul élevage à ce jour. Apparu chez tarin des aulnes / Pas de transfert connu

- Pastel, hérédité récessive liée au sexe (Z). Anciennement appelée Agate
Apparu chez le tarin des aulnes / Transférée chez tarin rouge, tarin de Magellan, tarin à poitrine noire, tarin à ventre jaune

- Ivoire, hérédité récessive liée au sexe (Z)
Apparu chez le tarin des aulnes / Transférée chez tarin de Magellan, tarin à poitrine noire

- Silice, hérédité dominante autosomique. Semble souffrir de troubles sévères en double facteur.
Apparu chez le tarin des aulnes / Transférée chez tarin rouge, tarin de Magellan, tarin barbu

- Jaune dominant italien, hérédité dominante autosomique. Devrait exister en simple et double facteur. Apparu chez le tarin des aulnes / Transférée chez tarin de Magellan

- Albinos, hérédité récessive autosomique. Apparu chez le tarin de Magellan / Transférée chez tarin rouge, tarin des aulnes

- Topaze, hérédité récessive autosomique. Apparu chez le tarin de Magellan / Transférée chez tarin rouge, tarin des aulnes, tarin à poitrine noire

Tarin de Magellan Citrine-topaze, combinaisons de 2 mutations apparues dans cette espèce 

- Citrine, hérédité récessive autosomique. Apparu chez le tarin de Magellan / Pas de transfert connu

- Cobalt, hérédité non connue. Apparu chez le tarin de Magellan / Pas de transfert connu

- Dilué sud-américain, hérédité dominante liée au sexe. Apparu chez le tarin de Magellan / Pas de transfert connu

- Panaché, hérédité non connue. Apparu chez le tarin barbu / Pas de transfert connu

- Pourpré, hérédité non connue. Apparu chez le tarin rouge / Pas de transfert connu

Photos et élevage : Hoy Denis, Nicolas, Jonathan (+33) 0679202578

lundi 2 septembre 2019

mardi 4 décembre 2018

Exposition ICC Allemagne 2018

Cette année, nous n'avons pas pu visiter l'exposition ICC Allemagne. Une vidéo circulant sur youtube nous démontre cependant encore une fois le manque de rigueur des organisateurs et des éleveurs quant aux espèces de tarins réellement détenues en Allemagne. Alors ok, parfois on aime se faire mousser mais là, ils poussent le bouchon un peu loin. Ceci dit, il y a aussi de bons oiseaux et de réelles raretés, cette démonstration ne concerne évidemment pas tous les éleveurs.

LE TARIN À VENTRE JAUNE SOUS-ESPÈCE STEJNEGERI

Ce couple est présenté comme étant Carduelis xanthogastra stejnegeri. Malheureusement, la couleur foncée de la gorge de la femelle démontre qu'il s'agit d'un hybride de tarin noir x tarin à ventre jaune comme on en voit si souvent. Il y a 3 ans de cela, l'Italie en regorgeait et exceptés les revendeurs, nul ne se cachait pour expliquer la provenance de cet oiseau. Pourquoi montrer un hybride sous une appellation erronée me demanderez vous? Bien souvent juste pour se faire du fric. D'une tristesse infinie! Cliquez ici pour voir un hybride xantho x atrata que j'ai moi même acheté pour quelques dizaines d'euros à peine afin de faire des photos et de mettre en évidence les petites magouilles dont fait l'objet cette soit disante variété.

Photo prise à La Paz / Bolivie et représentant Carduelis xanthogastra stejnegeri. Cette sous-espèce est rare en milieu naturel.


LE TARIN DES ANDES, CARDUELIS SPINESCENS


Ce couple ci a été présenté comme étant des tarins des Andes... mon Dieu! Il s'agit ni plus, ni moins que de tarins barbus de mauvaise facture, peut être d'hybrides de tarins barbus. Encore une fois, on aime se faire mousser à l'ICC. Je suis tellement désolé de critiquer mais non, non et non! On se doit absolument de montrer la réalité et la seule réalité. On parle ici de passion, ne nous laissons pas bouffer pour une bête histoire de pognon!

Cette photo représente un mâle tarin andin. L'espèce est courante dans sa zone de distribution. Le prochain article traitera de toutes les espèces de tarins avec photographies dans leurs milieux naturels respectifs. Ça promet!

LE TARIN MAGELLAN SOUS-ESPÈCE URUBAMBENSIS

Alors toucher à mon espèce fétiche, ça ne le fait vraiment pas! Une photo valant mille mots que je vous épargnerai ici... je vous laisse comparer ;)

Carduelis magellanica urubambensis

Je me suis permis cet article car la personne ayant publié la vidéo sur youtube a effacé mon message (très cordial soit dit en passant) à deux reprises pour je ne sais quelle raison. Bref!

Mit freundlichen Grüßen,
Jonathan Hoy (+33) 0679202578