mardi 25 septembre 2018

F1 Tarin noir x canari (panaché)

Photographie représentant un hybride F1 de sexe mâle issu du croisement entre un tarin noir, Carduelis atrata et un serin des Canaries de forme domestique, Serinus canaria. L'hybridation avec un canari lipochrome (jaune ou blanc) donne parfois des jeunes sensationnels en terme de couleurs et de dessins. Une expérience à tenter par chacun de vous si l'occasion se présente!

Photo : Hoy Jonathan / (+33)0679202578

#Vidéo : Tarins exotiques chez OPP

Un choix de tarins incomparable et une qualité au top, voilà comment on pourrait résumer cet évènement. Nous avons vraiment hâte de refaire cette Spéciale Tarins Exotiques et espérons pouvoir ramener des variétés encore plus rare pour la prochaine édition.

Tarin noir de Bolivie femelle

Photographie représentant une femelle tarin noir de Bolivie, Carduelis atrata

Acquis auprès d'un éleveur allemand des plus réputés, ils s'avèrera que la bague de cet oiseau a été trafiquée. La faute m'incombe de ne pas avoir vérifié mais je ne pensais pas que des jeunes passionnés pouvaient encore tomber aussi bas. Cet éleveur a feinté ne pas comprendre comment cette bague a pu être coupée. Il a proposé de me vendre un autre oiseau à bon prix ou de me l'échanger. À moi les joies de lâcher de l'argent et de me coltiner les quelques 300km qui nous séparent. La très bonne blague! Je suspecte que la femelle est plus âgée que ce que la bague était censée faire croire. L'oiseau en question a été placé chez un ami qui a été informé du problème.

Cette histoire me rappelle l'achat de mes premiers tarins noirs en 2007 chez un "éleveur" des Hauts-de-France. Tellement de kilomètres parcourus vers le nord pour se voir refiler 3 oiseaux sur 4 avec des bagues trafiquées. À l'époque de l'import, nul doute que les oiseaux étaient simplement des sujets sauvages achetés à bas prix et revendus plein pot.

L'autre "arnaque" classique avec le tarin noir est de vendre des bébés de quelques semaines afin de se débarrasser du risque de mortalité important. On retrouve cette même entourloupe chez d'autres oiseaux au plumage uni tels que le tarin de Magellan albinos (communément appelé lutino). Soyez donc vigilants et contrôlez toujours les bagues car les filous ne manquent pas et n'hésiterons pas à vous arnaquer pour quelques centaines d'euros.

Photos : Hoy Jonathan / (+33) 0679202578

lundi 24 septembre 2018

I-FAP : Où en sommes nous?


Le fichier national pour les espèces non domestiques protégées fait beaucoup parler de lui depuis plusieurs mois et nous entendons toutes sortes de positionnements quant aux démarches à suivre.

Qu'en est t-il réellement? Qui a raison? Quels sont les intérêts de chacun?
Je vais tenter de répondre le plus sincèrement possibles à ces questions.

Le 23 février 2017, le décret n°2017-230 relatif aux conditions d'identifications et de cession des animaux d'espèces non domestiques paraissait au Journal Officiel. Ce décret stipule qu'il prend effet le lendemain même de sa parution donc dès le 24/02/2017. Étions nous tenus d'inscrire les oiseaux dès cette date? Pas du tout car plusieurs points étaient encore à valider.

La personne morale bénéficiant de l'agrément a été désignée le 10 avril 2018, il s'agit de le société SAPV dirigée par Remi Gelle et le fichier s'appelle désormais I-FAP pour identification de la faune sauvage protégée et est accessible à cette adresse : www.i-fap.fr
Cette société s'est empressée de faire étal de sa joie d'être la seule base légale de données françaises relatives à l'identification des animaux d'espèces non domestiques détenues en captivité.
Dès lors, la société SAPV annonce une gratuité des enregistrements jusqu'au 10 août 2018.

Quelques petits problèmes ont alors pointé le bout du nez :
- le fichier n'était pas accessible au 10 août, bah oui, ils n'étaient pas au point et pour cause...
- l'arrêté fixant les règles générales de détention d'animaux non domestiques et stipulé à l'Art. R. 413-23-6 du décret n°2017-230 n'en est encore qu'au stade de projet et rien n'a changé à ce jour. De ce simple fait, I-FAP n'a pas les outils lui permettant de pouvoir exercer et nous contraindre à nous inscrire sur leur site. Le décret est donc actuellement inapplicable sans cet arrêté.
- la délivrance même de l'agrément de l'I-FAP est sujet à controverse et la société SAPV est attaquée par l'Association AGIR-ESPÈCES qui demande un recours gracieux également pour les mentions signalées plus haut. Cliquez ici pour avoir accès au dossier.


Pourtant, depuis quelques jours les plus grandes unions ornithologiques françaises (pour ce qu'il en reste) dont l'UOF et le CDE s'entendent pour dire que l'inscription à l'I-FAP est obligatoire et que l'on doit le faire en passant par l'union dont on dépend au prétexte que cette dernière doit valider le numéro de bague. La FFO au contraire dit que l'urgence est de patienter et de ne pas inscrire! Dès lors, nous sommes en droit de nous demander pourquoi un tel retournement de situation a t-il eu lieu si subitement? Pourquoi les responsables de la principale union ornithologique refusent t-ils tous discours concernant ces points? Que se passe t-il donc dans la tête de nos dirigeants? Et si l'union ornithologique française n'était plus intègre envers ses membres et ses fondements? Y a t-il des pots de vin ou autres avantages à nous embrigader dans ce système avant l'heure? Tous les fantasmes sont possibles si les dirigeants ne veulent pas s'exprimer sur les questionnements légitimes de quelques membres et délégués préférant plutôt les cataloguer d'irresponsables.

À une époque où les passionnés ont besoin plus que jamais de se serrer les coudes, de dialogues et de compréhension, ils ont reçu les solutions médiocres de leurs dirigeants partis en guerre contre le Goliath de la finance qui sont :
- négociation avec une entité avec laquelle nous ne souhaitions pas négocier 
- gratuité des inscriptions reportée au 30 novembre 2018 (alors que l'arrêté fait toujours défaut!)
- obligation de s'inscrire via les clubs dont chacun dépend (la bonne aubaine!)
- tarif décidé par les unions ornithologiques (l'UOF annonce +/-5e par oiseau)
- listing arbitraire des espèces concernées (liste composée par certains membres UOF sans concertation avec les délégués des clubs techniques et envoyée en dossier excel alors que l'état français n'a toujours rien imposé)
- communication déplorable sur des réseaux sociaux (Facebook)
- et pour remettre un coup, changement de statut de l'UOF (Association) en Holding (Société) et opacité concernant toutes les décisions

Dans un dernier mail, l'UOF annonce qu'elle va acheter des lots de 1000 droits d'inscriptions qu'elle compte revendre à ses membres aux alentours de 5e/oiseau. Le tarif public annoncé par I-FAP étant de 3,50e/inscription pour 1000, nous savons déjà que la Holding UOF va récupérer la TVA et qu'elle devrait donc vraisemblablement payer son droit d'inscription aux alentours des 2,80e HT. La marge nette serait donc de 2,20e et TVA déduite sur le prix de revente il resterait aux alentours de 1,20e de bénéfice par inscription que vous multipliez à plusieurs milliers d'oiseaux et vous comprenez enfin l'engouement soudain pour l'inscription des membres dans ce nouveau système et le mutisme des responsables.

Après nous avoir demandé une participation pour l'organisation d'un Championnat du Monde qui n'a finalement jamais eu lieu en France, nous avions bien compris que l'UOF n'était pas en mesure de rembourser ses adhérents et avions acquiescé laisser les 6e engagés pour le bien de notre fédération. Car oui, au fond de nous, nous savions que les finances allaient mal. Mais vendre ses membres ainsi est intolérable et nul doute que ce choix va porter un coup très rude à notre passion.

À l'image de la majorité des clubs, l'ornithologie à la française va décidément très mal et personne ne semble vouloir changer de cap!

Je vais donc conclure pour dire ce qui devrait être dit par tous :
- À ce jour, l'I-FAP est la seule société agréée pour gérer le fichier national
- Le site I-FAP est fonctionnel et propose la gratuité des enregistrements jusqu'au 30 novembre à condition de passer par l'union ornithologique dont on dépend
- L'arrêté fixant entre autre la liste des espèces soumises à déclaration n'existe pas encore, de ce fait, nous ne sommes pas obligés d'inscrire nos oiseaux
- L'arrêté peut être publié au JO dès demain et nous serons alors obligés de nous conformer à cette nouvelle règlementation
- Si il est important pour vous de profiter de la gratuité, vous pouvez inscrire dès ce jour en passant par votre union ornithologique, sinon vous pouvez attendre la publication de l'arrêté manquant et ce délai pourrait être considérable (c'est un pari à prendre)
- Certaines unions ornithologiques vont gagner de l'argent avec ce fichier national (ce n'est pas forcément un tort mais ça doit être dit clairement)
- Si vous décidez de passer par vos unions, assurez vous qu'elles respectent la loi RGPD relative à la protection des données informatiques et de la vie privé (je suis curieux de voir comment on peut s'y prendre avec autant d'intermédiaires) 

MON CONSEIL POUR CONCLURE :
Peu importe votre choix final, quand il sera l'heure pour vous d'inscrire vos oiseaux sur le fichier national et dans la mesure du possible, faites le directement sur le site www.i-fap.fr sans passer par des intermédiaires ainsi vous éviterez de financer une économie parallèle et vous serez assurés de la protection de vos données personnelles. Et si une union ornithologique veut vous forcer à passer par ses services, changez de crèmerie car d'autres seront beaucoup plus conciliantes et tournées vers l'avenir!